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Focus: Sasori (Interview exclusive)

 

La music urbaine béninoise connait depuis quelques années une certaine émergence qu’on ne saurait manqué de reconnaitre,laquelle grace a cette nouvelle génération d’artistes qui se loge a l’enseigne d’une originalité et d’une détermination incontestable….dans l’interview de ce jour nous nous faisons le plaisir et l’honneur d’avoir pour vous une denrée pas comme les autres de cette génération d’artistes :SASORI en interview EXCLUSIVE……

CB:  Présentez-vous en quelques lignes (activité, statut, région, motivation…)

Sasori: Percy MANKONDO, artiste rappeur Congolais (RDC) de 24 ans résident au Bénin. Co fondateur du label C4 GANG MUSIC et père d’un jeune talent de 2ans (affaire à suivre…). Pour ce qui est de mon activité je me définirais comme un “Hustler”. J’embrasse tout domaine répondant à mes valeurs et produisant du bénéfice. Mais de façon plus formelle disons que  je fais dans le Community Management et la Restauration (Restaurant QueenKong, Haie vive).

CB: L’appellation artiste vous convient-elle ?

Sasori: L’Art pour moi c’est la vie. Je ne conçoit rien sans une touche artistique car j’ai une admiration folle pour tous les métiers d’Arts. Pour moi les artistes ont quelque chose en plus (sans vouloir vexer quelqu’un). Ils Sont ceux là qui donnent du peps à notre parcours sur terre.J’ai moi même fait par le passé de la danse et du dessin et je pose de temps en temps comme model photo. Vous comprendrez donc que pour moi, l’appellation “Artiste” me convient parfaitement.

CB: Vivez-vous de votre musique ? Bien ou mal ? Si non, souhaiteriez-vous vivre de votre musique ?

Sasori: Je ne vis pas encore de la musique. Je m’y attelle.

CB: Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre pratique de la musique ? Et le plus difficile, ou décevant ?

Sasori: Le plus gratifiant dans ma pratique de la musique c’est de savoir que j’ai un réel impact sur les gens (d’ici et d’ailleurs). Je le vis tous les jours et ça me donne encore plus envie de travailler. C’est un privilège et une grâce pour moi de pouvoir réunir des personnes d’horizons et de cultures différentes autour de la musique, autour de ma musique.
Le plus décevant/difficile c’est de devoir évoluer dans un milieux où il y a plus d’embûches que d’opportunités.

CB: Quel est votre rêve d’artiste ? Et qu’est-ce qui le rend difficile à réaliser ?

Sasori:

Mon rêve d’artiste est bien évidemment de réussir sur le plan international et par la suite d’apporter l’aide nécessaire à tous les jeunes talents africains comme l’a fait Booba en France.
Rien ne le rend difficile à réaliser. Le travail et la patience c’est tout ce qu’il faut.

CB: Quelle reconnaissance attendez-vous ?

Sasori: Aucune si ce n’est de reconnaître et d’accepter mon art. Pour moi c’est la meilleure des reconnaissances.

CB: Il ya quelques mois, vous avez lancer un défi à vos paires (Rolling Roys et Irhon) sur facebook, beaucoup aimeraient savoir pourquoi ce défi et aussi votre relation avec ces artistes présentement.

Sasori: Le rap c’est de la compétition, un peu comme le football…

J’ai défier le rap game parceque ça dormait trop.

La suite on la connaît . Le game a été assez animé et ça ne peut que faire plaisir…Je n’entretien absolument aucun type de relation avec ces deux rappeurs. Tout n’a été qu’un concours de circonstances.

CB: Quel est votre statut légal par rapport à votre activité artistique ?

Sasori: A l’époque je m’étais  enregistrer avec ma team. Aujourd’hui j’évolue en solo et on a un label du coup les choses ont changer.

CB: Comment arrivez vous à cumuler le role de père, étudiant et artiste?

Sasori:

Ce n’est pas si simple d’être à la fois père, étudiant et artiste. C’est plutôt stressant de cumuler tout ça . Il arrive de devoir choisir et ce n’est jamais facile  . Il arrive par moment d’être solliciter de partout mais mon Fils demeure ma priorité . Ensuite vient la musique, puis l’école .

CB: En quoi vos origines congolaises ont influencé votre style?

Sasori: Avoir du sang Congolais c’est sûre que ça change beaucoup de choses…Être Congolais c’est une fierté pour moi. La RDC est une nation très ancrée dans la musique du coup je m’en inspire même sans le faire exprès. Les artistes (pas que rappeurs) favoris sont Congolais… On a d’ailleurs pour habitude de me dire que mon rap fait danser (même si je fais du hardcore pour la plupart du temps).

CB: Pensez-vous que les musiciens ont un rôle social au Bénin ? Si oui, lequel ?

Sasori:

Les musiciens ont un rôle crucial au sein de la société . Qu’on l’accepte ou pas ils façonnent les pensés des auditeurs et ce depuis la nuit des temps.

Je ne pense pas que le Benin fait exception. Donc oui, les musiciens ont un rôle social à jouer. Toutefois chacun choisis son registre et son sujet. On peut prôner l’amour comme la haine. Tout dépend de chacun (son vécu, ses aspirations,etc..)

CB: Comment se passe la collaboration avec les autres artistes du Bénin?

Sasori: Je m’entends super bien avec frères artistes béninois. Tout type d’artistes. J’ai fait des tas de collaborations autant avec des rappeurs  que des beat makers, danseurs, photographes,etc(la liste est longue)…J’ai moi même grandi au bénin donc d’une façon ou d’une autre je suis aussi d’ici donc je fais de mon mieux pour faire avancer les choses.

CB: Comment voyez-vous l’avenir de la musique au Benin?

Sasori: La musique béninoise reprend ses lettres de noblesses peu à peu. Elle est variée et assez riche en talents. Si on travail ensemble je suis certain qu’on ira beaucoup plus loin que les nations qui ont le monopole aujourd’hui. Le problème du bénin c’est que la musique (surtout le rap)  est encore perçue comme un dépotoir de ratés. Mais j’ai la ferme conviction que des jours meilleurs nous attendent.

CB: Merci Sasori Un mot pour conclure ?

Sasori: Je suis venu, j’ai vu et j’ai Ken.

Merci à tous ceux qui ont aidé à la réalisation de cet interview🙌🙌🙌

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