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Culture : La nouvelle tendance – “la tontine du sexe”

Florinda BIDI

 

L’Afrique est reconnue comme un continent où les valeurs et la culture priment. Chaque ethnie y émerge avec un système de valeurs bien défini, à travers lesquelles se traduisent des normes, des totems et des interdits assez stricts auxquels les membres ne doivent pas dérober.

L’éducation ici, sert des fois d’identification par laquelle une personne est rattachée à une famille. Et pour ainsi la rendre plus spéciale, les enfants sont déjà soumis à un mode de vie très particulier où certains sujets ne doivent pas être évoqués par eux d’une manière désinvolte. Lesquels sujets prennent en compte le sexe, qui autrefois, était un véritable sujet tabou. Mais fort est de constater aujourd’hui qu’un nouveau vent souffle et que la mondialisation fait le ménage à tel enseigne que les valeurs si chères autrefois ; tendent à disparaitre. Doit-on en pleurer ou tout simplement suivre le mouvement ? Doit-on trouver un responsable à cette dénaturalisation du système des valeurs ? Qui doit être blâmé si aujourd’hui, la prostitution a aussi quitté les trottoirs pour adopter ‘’un mode plus chic’’ ?

Ce qui se passe de nos jours au Bénin laisse perplexe plus d’un. Les réseaux sociaux qui autrefois outils de communication et de culture générale sont devenus un véritable centre commercial. Le plus ironique est la nouvelle tendance : “la tontine sexuelle”.

Les tontines via WhatsApp sont en réalité un procédé qui consiste pour plusieurs personnes à se réunir dans un groupe et d’opérer des cotisations avec une échéance donnée. Celle-ci venue, une personne ramasse le montant cotisé, soit tout autre bien en nature ayant la valeur de la cotisation. Ceci étant un moyen d’aider beaucoup de personnes à satisfaire certains manques financiers. Mais désormais l’on note la recrudescence des groupes WhatsApp de tontine dont la finalité est du sexe. Dale déroulé, un administrateur de groupe met sur pied un forum et y installe plusieurs filles qu’il ou elle a sa disposition. Celles-ci sont généralement des “Escort Girls”, opérant dans la plus totale discrétion. Puis des hommes y sont ajoutés, et ont droit chacun à deux filles ; ceci moyennant une cotisation variant entre 2100f voir plus à payer à intervalle régulier selon un nombre de jours prédéfinis ; le tout dépend de la qualité du service voulu. Le jour de l’échéance, l’une des filles du groupe ramasse le jackpot du jour ; et sera mise en contact avec l’un des partenaires masculins ; heureux nominé du jour ; ceci pour une partie de plaisir dans un endroit au préalable défini. Entre autres clauses de la tontine, l’homme n’est pas obligé d’offrir à manger à la fille ou même de lui donner un pourboire.

Y compris le Bénin, nombreux sont ces pays de la sous-région ou l’on retrouve cette pratique. La cote d’Ivoire, le Sénégal n’en sont pas exclus, et elle y est encore plus attractive. Le mode d’opération se fait soit en fonction de la forme physique des filles, l’âge… Tous les moyens sont déployés de nos jours pour avoir de “l’argent“. Tout est sur la route de la modernisation et la prostitution n’est pas restée en marge.

Il n’y a donc plus rien à cacher désormais, tout est déjà dévoilé et tout ce qui autrefois avait un sens, n’en a plus. Qui sera donc blâmé pour cette perdition ? Tous les moyens sont-ils donc appropriés pour se faire de l’argent sans conscience aucune, avec des prétextes aussi incompris comme quoi, les doigts de la main ne sont pas égaux. Les acteurs du métier s’y plaisent et travaillent dur pour son développement. De toute façon, on dit qu’il n’y a pas de sot métier.

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