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Actu : VOICI 05 CHANTEUSES BENINOISES QUI DEVRAIENT SE LANCER DANS LE CINEMA (Partie 02).

 

 

Un art en appelle toujours un autre, et très souvent la frontière entre musique et cinéma est très épais. Comme la majorité de ces stars de la musique statoise qu’on a eu le bonheur de retrouver au cinéma après qu’ils aient connu la célébrité en musique, certaines stars féminines de la musique béninoises ont vraisemblablement elles aussi le pouvoir de faire un carton au Cinéma. Retrouvez ici la suite de la liste de ces 05 chanteuses béninoises qui n’auraient pas tort de se lancer dans une carrière d’actrice. (Lisez la première partie de cet article en cliquant sur ce lien : http://cissletblog.com/actu-voici-05-chanteuses-beninoises-qui-devraient-se-lancer-dans-le-cinema-partie-01/ )

  • FATY

Il faut se l’avouer, elle n’a pas le charisme de Zeynab, ni la grâce naturelle de Sessimè. Mais Faty a bel et bien sa place dans cette liste. Son atout à elle, c’est qu’elle peut tout être, tout jouer, tout incarner. On imaginerait difficilement Zeynab dans des contextes scénaristiques où elle est dominée ou victimisée. Zeynab inspire l’attitude de boss dominant, de chef intimidant, c’est une meneuse de jeu, une ‘’THUG’’. Faty à l’inverse inspire une humilité naturelle et une grâce propre à elle. Elle a quelque chose de précieux : de la malléabilité : une propension naturelle à devenir qui on lui apprend à être et à incarner l’émotion qui va avec le contexte dans lequel on la met. Sensuelle et provocatrice dans ‘’Mpenzi’’, passionnée, amoureuse, docile voire domptée dans ‘’My Happiness’’, dominatrice, possessive et un brin simpliste dans ‘’Baby Boy’’, Faty est une humble et agréable performeuse de talent en matière de jeu de rôle. Et il n’est nul besoin de se remuer beaucoup les méninges pour l’imaginer parfaitement s’adapter à des personnages dont les points communs seraient ‘’d’aimer’’, ‘’d’aider’’ et de ‘’prendre soin’’ : un médecin, une épouse, une mère, une enseignante ou une avocate pour des causes perdues. Cependant, on aurait tort de la catégoriser uniquement dans des personnages bienveillants. Avec sa voix ferme et son excellente diction, et coaché par un bon réalisateur, elle serait méconnaissable dans des rôles sombres à l’image de Yvonne Nelson dans le film ‘‘Princesse Tiara’’, grand classique du cinéma Ghanéen.

 

  • QUEEN FUMI

On ne voyait toujours en elle qu’une ‘’choco girl’’ agrippée à l’hypersensualité. On avait cette perception d’elle jusqu’à ce qu’en octobre 2018, elle sorte son clip ‘’Madame’’ où elle en a surpris plus d’un en faisant copine-copine avec les piments, les oignons et les tomates dans un look ‘’vendeuse de Dantokpa’’ dès les premières secondes de la vidéo. Le scénario lui est bien allé et a permis d’ajouter à ses allures de fée qu’on lui connaissait une personnalité plus simpliste authentifiée par un foulard bon marché sur la tête et une gestuelle digne d’une vendeuse de moutarde d’AKLAMPKA. Eh oui, Queen Fumi n’est pas qu’une bombe à grosse poitrine et friande de faux ongles, de faux cils, de mèches à tresser et de mascara. Moderne et ‘’villageoise’’ à souhait, elle sait donc enfiler divers manteaux et jouer de sa belle silhouette et de son visage de poupée de cire pour contraindre à la fascination. Mais au-delà de ses jeux de ping-pong entre style urbain et rural, ce qui qualifierait réellement Queen Fumi pour une carrière d’actrice demeure bel et bien son physique. Oui, on y revient de gré ou de force, mais qu’est-ce qu’on y peut ? Dieu a vraiment bien créé Queen Fumi. Elle est agréable à regarder à l’écran et s’il devait y avoir une réplique béninoise des séries ivoiriennes comme ‘’Class’A’’, ‘’Brouteur.com’’, ‘’Sah Sandra’’ ou encore ‘’Teenager’’, Queen Fumi y serait parfaite dans le rôle d’une étudiante ténébreuse, dangereuse, ambitieuse, qui casse les codes et qui est difficile à gérer tant à la maison qu’au dehors… à l’exemple de ‘’RUBI’’.

 

  • AYODELE

La très jeune et toute mignonne percussionniste aux influences tradi-modernes et aux allures autrefois timides et pudiques se plait aujourd’hui à porter des crop-top, à jeter des regards révolvers, à tourner une vidéo dans un lavabo et à twerker contre un mur en petite culotte. Eh ben dis donc, Queen Fumi a de la concurrence on dirait bien (MDR). Mais cette dernière ne devrait pas se faire du souci car Ayodélé peine à convaincre dans ses épisodes d’hypersensualité. En effet, on peut sentir aisément qu’elle force les comportements sexy et que les attitudes façon Aya Nakamura ne collent pas avec elle et sa personnalité réelle. Cependant, cet effort de sexualisation révèle quelque chose d’intéressant sur la jeune chanteuse de World Music et d’Afropop : c’est qu’elle est capable de se diversifier, de montrer diverses facettes d’elle, et ça révèle surtout qu’elle ne veut pas se faire coller une étiquette de ‘’sainte ni touche‘’. Une détermination à se varier qui jouera totalement en sa faveur si elle embrasse une carrière d’actrice. Sa petite taille, son jeune âge, sa voix et son visage très juvéniles feraient d’elle une candidate idéale pour un rôle d’ado soit naïve et docile ou pourrie, gâtée et capricieuse, un rôle de fille à papa/maman ou encore un rôle de domestique maltraitée et abusée (VIDOMINGON). Par ailleurs, si vous vous demandez si elle serait bonne ou partante pour twerker dans un film comme elle le fait dans son dernier clip ‘’Sweatheart’’, on devrait peut-être la prendre en interview un de ces quatre et lui poser la question.

 

La double carrière artistique n’est pas donnée. Certaines l’ont essayée sans grand impact mais par contre cela va à merveille à d’autres multi-talentueuses qui maximisent fort bien leur musique et leurs talents d’actrice. Il est peut être temps pour nos divas made in Benin de viser elles aussi plus loin et de commencer à s’imaginer décrocher un rôle dans un film ou dans une série phénomène comme Maîtresse d’un Homme Mariée qui actuellement fait un carton à l’international.

 

 

#TERTULIEN

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