Actu

Actu people : A la rencontre de Ya Minch : le grand parcours d’un talent XXL

Si vous avez déjà entendu parler de Daymolition, alors vous méritez de connaitre mon histoire. Si cela ne vous dit toujours rien alors vous connaissez surement Nina Ricci, à la limite Booba et la marque Unkut. J’oubliais je m’appelle Yaya et ceci est mon histoire.

Halte ! Non aux préjugés. Yaya ou Ya Minch hélas ne sont que des pseudonymes. De mon vrai nom Romain Pelilo je suis à la fois un réalisateur, un producteur de clips musicaux et un directeur artistique dans le cadre de mes activités. Originaire d’Italie, je suis né le 16 novembre 1986 à Gennevilliers.

« La bonne compagnie instruit par sa conversation, et forme par son silence »

aimait à dire Johann Wolfgang Von Goethe

Ainsi je viens de vous transformer en spectateur anonyme de la conversation qui suivra. Prêtez-vous au jeu.

 

CB à Ya Minch :

Qu’est ce qui t’as motivé à devenir réalisateur et comment y es-tu arrivé ?

Depuis petit j’ai toujours été fasciné par l’image et la musique, la réalisation de clip est une suite logique. C’est après un long séjour à New-York en tant que styliste modéliste pour Nina Ricci,  que je suis rentré à Paris. Mon ami d’enfance Styck venait de rencontrer Screetch, avec qui il allait fonder le média de rap Daymolition. Ils m’ont proposé de me joindre à l’aventure, ce que j’ai évidemment accepté, d’abord par fraternité et ensuite par passion. J’ai alors racheté le Canon 7D de mon ami Lomepal et j’ai commencé en autodidacte la réalisation d’interview, de freestyles, mais surtout clips.

 

Donne-nous un aperçu de ton parcours :

Étant styliste modéliste de formation, j’ai tout appris seul du monde de la vidéo. Ma détermination m’a donné l’opportunité de collaborer avec des artistes tels que Gims, Black M, Lefa, Jok’air, Nekfeu, Sexion D’assaut, les Neg’marrons, Hayce Lemsi, Seth Gueko, Dry, Ferré Gola ou encore Ariel Shenney. J’ai également eu en face de ma caméra des légendes tels que Big Boi du groupe Outkast ou même Kid Cudi, lors d’interviews exclusifs.

 

Quel était ton rôle dans Daylight et comment se déroule la réalisation d’un projet (clip) ?

C’est avant tout une affaire de famille. Daylight Productions a vu le jour après avoir réalisé des dizaines et des dizaines de Street Clip, freestyles et interview vidéo avec Daymolition, sans compter les heures et encore moins l’argent. Nous avons eu l’ambition de créer une boîte de prod, les demandes de clips se multipliaient, c’est alors que nous sommes passés à l’étape au-dessus avec la réalisation de vidéos plus structurés, nous enchaînions alors les nuits blanches pour bosser non-stop, nous avons réalisé des clips magnifiques. J’ai ensuite tracé mon parcours solo avec la création d’une autre boîte de production, No Matter2513, afin de réaliser des spots publicitaires, quelques clips et autres vidéos. Pour ce qui est de la réalisation d’un clip le rituel est sensiblement le même à chaque fois. En gros, l’artiste vous transmet un son qu’il aimerait voir en image et le budget alloué à celui-ci, je découpe et écris minutes par minutes ce que j’imagine dessus et je lui fais parvenir le synopsis. On fixe une date de tournage, de montage et de rendu, ensuite c’est le public qui juge !

 

Qu’est-ce que ça fait de voir son travail en diffusion (Chaine de télé, YouTube et autres) ?

Comme beaucoup de faits marquants, on se souvient de la première fois. J’étais dans mon canapé, dans le 18ème arrondissement de Paris, il devait être 03 heures du matin, quand par tout hasard ma réalisation passe sur MTV. Qu’est-ce qu’un souvenir quand on ne le partage avec personne… Dieu merci aujourd’hui les choses ont évolué. J’ai aussi beaucoup apprécié de voir que certains de mes clips étaient diffusé sur le continent africain et dans d’autres pays d’Europe, ça fait chaud au cœur.

 

Quel est le projet qui t’as le plus marqué ?

Le projet qui m’a le plus marqué n’est pas forcément la plus grande réussite ni le plus gros budget. En ce qui me concerne cela est souvent attrait au voyage, au projet, à l’humain. J’aime découvrir de nouvelles cultures et des pays nouveaux. J’ai autant apprécié mes débuts aux côtés de Gims ou du groupe de Nekfeu, le S-Crew, que certains projets comme les clips pour Ferré Gola (RDC), Young Pô ou Tal B au Mali.

 

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Nous sommes en train de développer, avec la maison de disque Keyzit, un documentaire sur l’industrie de la musique en Afrique qui sortira très prochainement. Puis bien d’autres clips et surprises à venir !

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut devenir réalisateur freelance ?

Ne compte pas tes heures ni l’oseille. Charbonne, et ne te compare à personne.

 

Qu’est ce qui t’a motivé a travaillé avec KEYZIT ?

Moussa Wagué tout simplement. Moussa est un grand frère pour moi et je le suivrais les yeux fermés sur ses projets. De plus, l’ambition affichée par Keyzit est commune à la mienne, mettre en avant le continent africain à travers ses forces, sa culture et sa musique !

 

Quelle est ta citation phare ?

Quand la cause est bonne c’est de la persévérance, quand elle est mauvaise c’est de l’obstination. Soyez persévérants.

 

« Examinez-vous sérieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes fait. Et alors, donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d’une vie d’homme » disait le grand Martin Luther King. Sur ce, je vous souhaite sincèrement bonne chance dans la découverte de votre voie.

 

‘’COUPEZ’’

 

Bruce Koladé Anderson

 

Laissez un commentaire