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Actu: Meko Prod, ‘’ELLE AIME TROP CA’’ pour quels impacts ???

Le 02 Juin dernier, le jeune rappeur TYAF PAPA YASIR protégé de MEKO PROD a ajouté à son riche répertoire de singles un nouveau chef d’œuvre intitulé *Elle aime trop ça* où il était accompagné de Sean Lewis et de Blaaz.

Pour dire vrai, Il faut être un ennemi de la bonne musique urbaine pour ne pas avouer que les mecs ont pris aisément leurs pieds là-dessus. Le beat et les flows concoctés ont été à la hauteur des attentes si on s’attelle à la forme du morceau. Mais quand on s’attarde à comprendre le fond, on se rend malheureusement compte que c’est de la vulgarité qui a été distillée dans l’air. Dois t-on en vouloir à TYAF, qui peut être, ne respectait que les consignes ??? Sûrement pas !!!
Ce post s’adresse donc directement au staff de TYAF. Chers membres du staff, au cas où vous l’oubliez, je vous rappelle que vous avez sous la main un TALENT PUR(le plus écouté de la jeunesse consciente) qui n’a pas eu besoin de chanter sexe avec véhémence avant d’être accepté par le public. Les morceaux : *No Music No life(feat Beezy Baby), *Awé Gankpo, *Tu me Rends dingue, *Ounfo Djantchimin’’, *Tchikoyi, *Zomin*, *Pourquoi(feat Nelly)*, *Moi Yè Faim*, *Djabiguan*, *Pastor Kiki*, *Oun Sa Ta* ou encore *Douakpo* ont fait de Tyaf l’artiste du peuple. Ces singles l’ont métamorphosé en ambassadeur de la jeunesse consciente. Grâce à ses diverses thématiques ayant positivement trait au vécu quotidien du béninois lambda, il est devenu tout simplement le chouchou de toutes les générations.
Quand un jeune parvient à atteindre ce standing, il faut éviter de ternir son image. Meko Prod, tu as un très bon produit, continues à le promouvoir par le biais des œuvres saines, dénonciatrices et conscientes comme il sait bien le faire.
Maintenant tel un caméléon, il faut pouvoir adapter ton artiste aux situations du terrain. Au peuple, il se doit de servir des chefs d’œuvre à l’image de ceux citer plus haut et aux autres il peut servir de façon officieuse les morceaux ‘’Sa Atan Do’’, ‘’DouvèminNi’’, ‘’Tonton Gentil’’ ou encore ‘’Elle aime trop ça* qui sont des singles qui font tabac dans les clubs. Quand c’est joué dans les milieux où l’alcool coule à flots, c’est l’extase totale. Les habitués de ces coins sont les fanatiques de ces morceaux très peu éducatifs et une fois qu’ils sont soûlés, ton artiste peut se faire son magot au calme : c’est çà utiliser le show pour se faire du business. Donc la meilleure politique serait de sortir ces morceaux officieusement en les partageant juste aux Disc Joker(DJ) et aux promoteurs de ces coins ambiants (V.I.P, Buvette, Bar et autres) pour s’offrir en retour des showcases dignes du nom.
Hormis les showcases, pensez à :
-A une promotion média acharnée (tournées radio, télé avec des articles dans la presse écrite) des œuvres discographiques accessibles à toutes les générations.
– A une tournée nationale de concert grand public dans les grandes villes du Bénin et pourquoi pas dans nos 12 départements avant de mettre le cap sur la sous-région et l’inter.
-Produire des vidéos de bonne facture et les enrichir par des scénari comme le clip de *Pastor Kiki*
-Pensez à lui négocier des collaborations immortelles avec les légendes de la musique béninoise (suivez mon regard)
-Eviter de le faire participer aux featuring avec des thématiques biscornues sans tête ni queue qui le rétrogradent.
-Eviter de foutre en l’air le gros travail de perfection de son image par les histoires de beat chipé et autres.
-Trop de sel rend la sauce amère donc éviter de mettre des refrains ou des mots parfois trop osés qui rendent le morceau inaccessible à la partie du peuple qui se veut consciente(exemple : *DouvèminNi* est censuré juste à cause des propos déplacés que véhicule le refrain sinon que les couplets retracent une des réalités qui crèvent l’œil).
Loin d’être un article destabilisateur, ceci est un sursaut patriotique. Toisez-moi aujourd’hui mais vous me remercierez plus tard quand vous auriez cerné la véracité de mes propos.
NB : Ce post est valable pour tous les artistes sans omettre les staffs d’artistes.

Juda Sion LAGBENOU

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